À UN MOIS DU DÉPART DE LA TRANSAT JACQUES VABRE

À un mois de la Transat Jacques Vabre, bouchées doubles pour Armel Tripon et Vincent Barnaud

Pour Armel Tripon et Vincent Barnaud, le compte à rebours se précise : il ne reste plus qu’un mois avant la grande aventure transatlantique, la Transat Jacques Vabre. A bord de RÉAUTÉ CHOCOLAT, les deux complices mettent les bouchées doubles pour s’entraîner et optimiser encore et encore leur Multi50 qui pourrait bien prétendre au podium de l’autre côté de l’océan, à Salvador de Bahia.

Armel, à un mois du grand départ, vous êtes difficiles à joindre avec Vincent Barnaud ! Toujours sur l’eau à vous entrainer c’est ça ?
« Presque ! C’est vrai qu’on enchaîne les navigations d’entraînement à un rythme soutenu en ce moment. C’est ce qui était prévu, c’est normal. Là par exemple on rentre tout juste d’une navigation de 24 heures avec Vincent. En partant en fin de journée de La Trinité, l’idée était de reprendre nos marques après un petit chantier d’optimisation, de repartir sur une navigation de nuit, de vérifier que tout va bien, et d’aller chercher du vent et de la mer un peu soutenus… Ce qui n’est pas toujours évident en ce moment. »

Quelle est l’objectif de ces navigations de un à trois jours que vous multipliez ?

« Pour bien naviguer il faut… naviguer le plus possible ! L’idée est d’accumuler de l’expérience dans le maximum de conditions et d’allures différentes, de s’acclimater à toutes les configurations de voiles et de régales possibles. En double, il faut cultiver nos automatismes, de manière à être les plus efficaces et performants possibles au départ de la Transat Jacques Vabre, dans un mois jour pour jour. »

Et cela passe aussi par des navigations de nuit…

« Oui car quand le bateau déboule à 30 nœuds dans la nuit noire, mieux vaut être attentif et ne pas se faire surprendre ! Par exemple, il faut nous acclimater le plus possible avec les bruits du bateau, savoir à quoi ils correspondent. C’est très important de savoir reconnaître ces sons-là, c’est aussi ce qui permet d’anticiper et de réagir. »

Tentez-vous également d’anticiper d’éventuels problèmes techniques ?

« Anticiper d’éventuels soucis oui, et optimiser encore et toujours nos réglages. Pas uniquement ceux des voiles, mais aussi ceux de l’électronique et des instruments de bord. L’idée est d’arriver au départ de la transat en ayant vu le plus de situations possibles. On essaie de reproduire tout ce qui peut arriver. On travaille par exemple sur les modes dégradés du pilote automatique et sur des passages en pilote de secours. C’est un dossier important. On pense à la communication aussi en embarquant parfois un photographe ou un vidéaste pour faire de belles images. Ils ne font évidemment rien à bord à part leur métier, pendant que Vincent et moi nous faisons marcher le bateau. »

Quel est le programme de ces dernières semaines ?

« Continuer à bien préparer le bateau et à nous entraîner. A chaque fois qu’on rentre d’une navigation on trouve de petits détails à améliorer. C’est normal, c’est toujours comme ça avant une grande course comme la Transat Jacques Vabre. Il y a une job-liste qu’on règle au fur et à mesure de nos navigations. Là par exemple, nous avons testé le système anti-chavirage qui permet de choquer les écoutes à partir d’uncertainangle.C’estunréglageassezprécisetonneveutrienlaisserauhasard. Etpuis,onnavigue parfois avec des intervenants spécialisés, comme Benoît Marie, spécialiste des foils. Yves Le Blévec, l’ancien skipper du bateau, va venir faire un tour avec nous aussi. Enfin, on s’organise avec notre routeur Christian Dumard pour bien anticiper comment on va fonctionner avec lui. Ce sera la première fois que nous naviguerons avec un routeur dédié 24 heures sur 24, on travaille ensemble pour que ce soit le plus fluide et le plus efficace possible une fois que la course sera partie. Bref, on est dans le détail, mais on bosse ! Et ce sera le cas jusqu’au convoyage vers Le Havre qui est prévu vers le 23 octobre. »

Vincent est au taquet aussi ?

« Ah oui ! Aussi bien humainement que techniquement, notre collaboration est efficace. Vincent amène le suivi longitudinal du bateau qui est hyper intéressant. Et humainement, ça fonctionne super bien entre nous. C’est facile avec lui… »

 

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