RÉAUTÉ CHOCOLAT enchaîne à Brest !

A peine le temps de se remettre des émotions et des magnifiques images du Grand Prix Guyader de Douarnenez – où RÉAUTÉ CHOCOLAT a terminé 3eet gagné l’un des deux runs de vitesse – qu’il faut enchaîner. Direction le Grand Prix de l’Ecole Navale de Brest pour Armel Tripon et son équipage.

 

Armel, quel bilan tires-tu de ce Grand Prix Guyader, achevé hier à Douarnenez ?

« On a le sourire. C’est positif parce que même si on ne gagne pas de manche, on a continué à bien progresser dans les réglages du bateau et notamment l’apprentissage de nos voiles neuves. La première journée on a clairement vu que nous avions un déficit de vitesse dans le petit temps par rapport à Erwan (Le Roux) et Lalou (Roucayrol), mais c’est aussi pour cela que les Grands Prix sont instructifs : ils permettent de s’étalonner avec nos concurrents. Nous avons réagi aussitôt, notamment en modifiant notre réglage de mât et c’était beaucoup mieux ensuite. Pour résumer, on a cherché nos marques le premier jour donc, puis on a rectifié le tir dès le lendemain. Et on finit même par gagner un des deux runs de vitesse à près de 30 nœuds, ce qui est toujours sympa et bon pour le moral. Mais je le répète : je sors de la 1000 milles des Sables (en solitaire) et l’objectif de l’année est la Route du Rhum, donc le bateau est configuré pour la navigation en solitaire, pas pour l’équipage qui n’est pas la priorité en 2018. »

C’est valable pour toute la saison cette configuration solitaire ?

« Absolument. Les Grands Prix en équipage sont un exercice très différent de la navigation au large en solitaire et les résultats sportifs en équipage ne sont pas l’objectif de cette saison entièrement tournée vers la Route du Rhum. Mais les Grands Prix ont une grande vertu : ils permettent d’embarquer des regards extérieurs à bord et donc de beaucoup progresser, sur différents réglages et comportements du bateau. C’est très précieux pour ça. Maintenant, on enchaîne avec le Grand Prix de l’Ecole Navale à Brest : on convoie aujourd’hui mardi et les épreuves vont se dérouler à Brest de demain mercredi à samedi. Nous avons notre propre « rond » dans la rade, notre propre comité de course et nous devrions probablement aussi sortir au large pour des parcours côtiers. Le Grand Prix de l’Ecole Navale est une alternance de parcours bananes et de régates côtières. On va continuer à apprendre et, aussi, à embarquer des invités pour partager avec eux, comme on a pu le faire à Douarnenez où nous avons fait venir à bord des salariés de RÉAUTÉ CHOCOLAT et le maire de la ville. C’est sympa. »

Il y a un changement dans l’équipage : Alan Pennaneac’h remplace Tanguy Le Glatin. Tu troques ton coach contre ton maître voilier ?

« Exactement. Les deux ont des regards forcément très bénéfiques sur le bateau et notre manière de naviguer. Alan va nous apporter tout son savoir-faire sur les voiles neuves. Quand tu reçois un nouveau jeu comme celui-ci, d’ailleurs assez différent de l’ancien, il y a forcément une période d’adaptation pour avoir vraiment les voiles ‘dans l’œil’ comme on dit  et faire quelques ajustements. C’est toujours le cas avec des voiles neuves et cette période qui se joue dans le détail est nécessaire pour être le plus performant possible. Donc oui, autant le regard de Tanguy était intéressant à Douarnenez, autant celui d’Alan le sera également à Brest. »

Il y aura aussi un peu plus de vent à Brest qu’à Douarnenez où les conditions ont été légères…

« On va avoir de belles conditions de régate avec du vent plus soutenu, entre 12 et 20 nœuds. Ce sera donc normalement plus rapide et plus intense. Nous aurons ainsi un concurrent supplémentaire puisque nous serons cinq Multi50 en lice : les mêmes qu’à Douarnenez et le bateau de Gilles Lamiré en plus. Le tout augure encore de belles vitesses, de belles bagarres et de toujours plus d’enseignements pour moi. C’est le but. En course au large de haut niveau, on n’a jamais fini de progresser. Chaque mille parcouru en régate c’est de l’expérience positive en plus. »

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