Pierre-Bouras_PBO_4302

LE SKIPPER

ARMEL TRIPON

Armel TRIPON, coureur au large depuis 2003
Né le 11 août 1975 à Nantes
Marié, 3 enfants
Port d’attache : La Trinité-sur-Mer (56)

0
14

ans de course au large

0
122

jours de navigation/an

0
743

repas lyophilisés

Portrait express d'Armel Tripon

A 42 ans, le skipper nantais Armel Tripon est à la tête du Multi50 RÉAUTÉ CHOCOLAT. Patron du team, ce marin autodidacte a navigué sur tout ce qui flotte sur une coque. En trimaran océanique, sa toute première saison est déjà formidable : deux victoires et trois podiums. De quoi envisager avec sérénité la Transat Jacques Vabre ! Résumé de son parcours…

Marié et père de trois garçons, Nantais pur jus, même si son port d’attache est dans le Morbihan à La Trinité-sur-mer, Armel Tripon n’est pas du sérail. Personne d’autre que lui dans sa famille n’est navigateur. La passion l’a surpris par une nuit étoilée, quand des copains de lycée l’embarquent à bord d’un petit voilier en baie de Quiberon. « C’était magique, j’ai tout de suite su que c’était ce que je voulais faire, que ma vie était là, sur l’eau », raconte-t-il. Armel passera par l’inévitable école de voile des Glénans. Il s’y formera puis passera éducateur à son tour. Il y sera notamment moniteur d’autres coureurs au large connus aujourd’hui, puis préparateur technique en Figaro.

La compétition, il l’aborde logiquement comme la plupart des aventuriers des mers : via le Mini. Une coque de noix de 6,50 m, à bord de laquelle depuis 1977 ceux qui veulent tâter du grand large s’enhardissent et finissent par traverser l’Atlantique à l’ancienne. C’est à dire avec de faibles moyens et pas de communication possible avec l’extérieur. Une course de légende, créée par le Britannique Bob Salmon voilà tout juste 40 ans. Armel s’y frotte une première fois en 2001, mais c’est en 2003 qu’arrive la consécration. A Salvador de Bahia, cette année-là, les journaux titrent sur « le miraculé »… car une poignée d’heures avant l’arrivée, la coque de son frêle voilier a été abordée par un cargo ! « Miraculé » mais grand vainqueur de la mythique transatlantique, Armel Tripon va s’appuyer sur cette grande performance pour intégrer quelques années plus tard la très exigeante Classe Figaro Bénéteau. C’est l’heure du professionnalisme, de l’apprentissage du très haut niveau.

Du Mini à l’IMOCA

Pendant sept saisons, il décrochera quelques podiums et bons résultats et traversera l’Atlantique au moins une fois par an, en solitaire ou en double. La taille du bateau n’est plus la même (10 mètres) et la monotypie exige beaucoup de rigueur et de méthode : quand tous les concurrents ont le même bateau et que le niveau est au plus haut, il faut se surpasser…

C’est ce qu’il fera également en Class40 après l’expérience Figaro, avec là aussi quelques bons résultats (victoire sur Les Sables-Horta, podiums…). Déterminé et bosseur, le marin nantais décroche ensuite un budget pour un IMOCA, la catégorie reine des monocoques, celle des bateaux du Vendée Globe. Contre toute attente, il offre une vraie opposition aux stars de la voile pendant les courses de préparation. Puis en 2014, il décroche en solitaire une magnifique place de quatrième sur la prestigieuse Route du Rhum, juste derrière trois héros du Vendée Globe : François Gabart, Jérémie Beyou et Marc Guillemot. Surprise totale dans le milieu où pas grand monde ne l’attendait à un tel niveau de performance.

Mini 6.50, Figaro, Class40, IMOCA… de 6,50 m à 18,28 m Armel a bouclé la boucle des monocoques océaniques de compétition. Son intérêt se porte alors logiquement vers les bateaux à plusieurs coques, ces trimarans si rapides et si spectaculaires, véritables machines à créer du vent. Persuadé que la classe Multi50 est le choix idéal – parce qu’elle reste accessible côté budget et qu’elle a ouvert sa jauge l’an dernier en autorisant les foils, ces appendices qui permettent de soulager le bateau du frottement de l’eau et donc d’atteindre de très hautes vitesses – Armel Tripon se voit confier la barre du Multi50 RÉAUTÉ CHOCOLAT. Il apprend vite, en s’entourant de jeunes marins expérimentés sur ce genre de bateau comme… Vincent Barnaud, son boat captain avec qui il va participer à la Transat Jacques Vabre, avec l’ambition d’y décrocher un nouveau podium. Ce n’est pas utopique si l’on en juge par son premier bilan sur les courses de préparation : sur cinq courses à la barre de RÉAUTÉ CHOCOLAT il s’est offert deux victoires, deux places de deuxième et une place de troisième ! Et il y est souvent à la lutte avec son camarade des années Mini, à savoir le redoutable Erwan Le Roux qui fait figure de véritable patron de la classe sportivement, tant son niveau est élevé. Jusqu’ici ces bons résultats ont été glanés sur des distances relativement faibles et donc des temps de navigation relativement courts. Cette fois, c’est la grande aventure transatlantique qui tend ses bras. La Transat Jacques Vabre 2017 sera la dix-neuvième course transatlantique d’Armel Tripon… et sa toute première à bord d’un multicoque !

PALMARÈS

2017

1er Multi50 Tour de Belle-Île // 3e Grand Prix Guyader //1er ArMen Race Uship // 2e Record SNSM

2015

1er Transat Newport > Cowes en Mach 40 // 1er Grand Prix des Canaries en Multi 50

2014

4e Route du Rhum Destination Guadeloupe (St-Malo > Pointe-à-Pitre) en Imoca

2013

6e Transat Jacques Vabre (Le Havre > Itajaí Brésil) en Class 40 // 1er les Sables-Horta sur Mach 40

2012

3e Solidaire du Chocolat  sur Class 40 // 4e Québec – Saint-Malo en Class 40

2009

3e Solidaire du Chocolat en Class 40

2004-2010

7 saisons sur le circuit Figaro, dont plusieurs podiums d’étapes // 7 transats

2003

1er Transat 6.50 (La Rochelle > Brésil)

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